Découverte tardive l'hiver dernier, en guise de dessert déconcertant avant d'aller dormir, les ouvrages de la japonaise Banana Yoshimoto. Elle y conte vies rêvées mêlées à la réalité perturbante dont on ne sait pas lire les signes qui interpellent, errances intimes de personnages hypersensibles à l'indépendance farouche, aux chemins toujours sur la brèche, qui se font écho et dont les clefs sont trouvées trop tard. Evidemment, c'est torturé. C'est pourtant pas de la littérature pour ados en mal de prose émo, même si mes mots sont incapables de dessiner son univers subtil, sensuel (et sans sucre ajouté) hors d'atteinte de toute prétention inutile. Kitchen est d'une vraie beauté crue mais ce n'est pas mon favori : j'ai dévoré les deux nouvelles de Dur, dur et plongé dans NP avec délice.
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