Coupe des toasts en quatre, en diagonales. Dépose sur chacun une demie rondelle de chèvre, de la confiture de cassis, du basilic frais, un peu d'huile d'olive, sale et poivre. Passe au grill quelques minutes...C'est pas si mal, et piece of cake! Soigne bien la présentation, surtout, un joli plateau ou quelques feuilles de salade si tu as : c'est pas que ce qui compte (le plus) soit l'apparence, oh, non, mais c'est ça, la mise en scène-le fond et sa valeur en forme, la (l'im-)pertinence, pas les moyens. Tant va la cruche : emplissons nos verres, ça mérite bien un petit toast à tout ce dont on a trop soupé, dont on bave, et qu'on avalera encore...Si c'est assez, pour cette fois ci, je vous épargnerais volontiers Sttellla.
samedi 25 juin 2011
Pour un Flunch avec toi
S'il y a bien un truc que je sais pas faire, c'est les courses. Qu'est ce qu'on peut être tête en l'air parfois, c'est du déjà dit, n'est ce pas? Pas de quoi en faire des tartines : quand ma petite pomme n'a pas la grosse pêche, pas possible de faire passer quoi que ce soit, c'est ainsi et pas comme si manger était un besoin vital. Ah, si? Ben mince, en vraie gamine, j'achète que ce qui m'interpelle. Autant dire peu, plein de fruits et pas (assez?) de basiques. En plus, je suis nouille en calcul, alors les comptes...Le hic, c'est que parfois des amis (ces sacrés) débarquent à l'improviste (ou pas) et que ce serait moche de les laisser se noyer dans leurs verres, même de substances chics. C'est que ça peut donner mal au crâne, ou bien pire, et j'suis à court d'Alka Seltzer. Inspection express des placards, presque vides mais pas sans épices : ça pourrait être une liste (de restes) à la Prévert. Tabasco vert, gingembre jap émincé au vinaigre, tomates séchées bio de Sicile, câpres à l'huile, sirop d'érable, citrons, moutarde rose, sucre d'agave, chocolat très noir, myrtilles, crème de sésame...Ouf, l'épreuve du panier est repoussée à un autre soir ou à l'envie de (faire à) manger at home, c'est pas dit que ce soit tout de suite. Recette sur le pouce et à croquer, avec des bouts de ficelle, pour gens réels pas réalistes.
Coupe des toasts en quatre, en diagonales. Dépose sur chacun une demie rondelle de chèvre, de la confiture de cassis, du basilic frais, un peu d'huile d'olive, sale et poivre. Passe au grill quelques minutes...C'est pas si mal, et piece of cake! Soigne bien la présentation, surtout, un joli plateau ou quelques feuilles de salade si tu as : c'est pas que ce qui compte (le plus) soit l'apparence, oh, non, mais c'est ça, la mise en scène-le fond et sa valeur en forme, la (l'im-)pertinence, pas les moyens. Tant va la cruche : emplissons nos verres, ça mérite bien un petit toast à tout ce dont on a trop soupé, dont on bave, et qu'on avalera encore...Si c'est assez, pour cette fois ci, je vous épargnerais volontiers Sttellla.
Coupe des toasts en quatre, en diagonales. Dépose sur chacun une demie rondelle de chèvre, de la confiture de cassis, du basilic frais, un peu d'huile d'olive, sale et poivre. Passe au grill quelques minutes...C'est pas si mal, et piece of cake! Soigne bien la présentation, surtout, un joli plateau ou quelques feuilles de salade si tu as : c'est pas que ce qui compte (le plus) soit l'apparence, oh, non, mais c'est ça, la mise en scène-le fond et sa valeur en forme, la (l'im-)pertinence, pas les moyens. Tant va la cruche : emplissons nos verres, ça mérite bien un petit toast à tout ce dont on a trop soupé, dont on bave, et qu'on avalera encore...Si c'est assez, pour cette fois ci, je vous épargnerais volontiers Sttellla.
vendredi 17 juin 2011
Mes nuits burgundy
Quand le soir est au noir qui brille, il est idéal pour s'offrir une séance de cinoche immobile en lançant sur la platine l'album des bordelais de No Eleven. Le bain est optionnel, pas le verre de vin. Notre père qui êtes au pieu, i know, c'est presque un peu électro, ce duo, c'est pécher par contradiction mais ce que je fais de mes oreilles ne regarde que mes speakers, alors ouvrez les vitres en grand, c'est pas de l'orage, et puis surtout profitez-en pour vous allonger carrément (sans ça vous n'entrerez pas dedans) et l'écouter en levant les yeux au ciel, absolument. C'est péremptoire mais il faut savoir ce qu'on veut et ce beau disque a tout d'une bande son. Je vous en dis pas plus : vous n'allez pas tarder à voir se profiler, entre les reflets des phares, la trame d'un mélo lunatique au plafond. Ca pourrait être un film chinois: la retenue dans les esquisses, les regards trop appuyés, le port nerveux, l'intensité effleurée, les esquives, les plans fixes étirés jusqu'à la limite du sensé. Pas du Bollywood, ça, non, mais un trip urbain déroutant assez classe. En noir et blanc et très, très lent. Prenant. Je vous laisse inventer la suite, laissez vous guider par le chant.
mercredi 15 juin 2011
Les morts en savent long sur la joie de vivre
Une (petite) balade au cimetière, ça vous tente? Il fait ni assez chaud ni assez de vent pour aller à la mer, la ville grouille (mollement) et c'est pas mieux à la campagne, de toutes manières, je crois bien qu'il n'y a plus d'essence dans ma voiture et elle est à des kilomètres, pas sûr qu'on atteigne la station sans avoir à jouer du pouce. Sans compter que je manque de cash. Mais c'est étouffant de rester ici, en aparté en appartement. Entendre les oiseaux chanter (peut être bien qu'ils se crient dessus, mais comme on a la veine de pas comprendre, c'est plutôt chouette) en regardant l'herbe pousser sur des corps qui ont arrêté de courir partout à 360, les chanceux, ça calme peut être pas tous les nerfs, mais ça peut donner envie d'une sieste, et au moins on aura pris l'air.
Et hop, dehors! En commençant par un groupe que j'aime beaucoup, O'Death, revenu il y a peu du royaume des morts puisque si leur dernier album Outside, a mis tant de temps à arriver, c'est parce qu'aux States, une chimio, ça se paye soi même. Ce disque signe un come back plutôt pop, voire presque happy, en comparaison avec les déchirants précédents.
Puisqu'on est passé par les enfers, et que c'est aussi un peu chez eux, attardons nous sur ce titre qui balance d'Eux autres. Mea (very) culpa, sans doute, mais pour le moment, j'arrive pas à écouter leurs albums en entier.
Poursuivons par un passage chez les british de Veronica Falls, (composé de membres de groupes récents défunts depuis peu), de retour et avec un 7'' plutôt prometteur et un album tout neuf en préparation pour cet été.
Pour aujourd'hui, je m'arrête là (je vous avais dit que j'avais la flemme). Faites comme vous voulez mais après ce quasi périple, je vais dormir un peu dans l'herbe.
Et hop, dehors! En commençant par un groupe que j'aime beaucoup, O'Death, revenu il y a peu du royaume des morts puisque si leur dernier album Outside, a mis tant de temps à arriver, c'est parce qu'aux States, une chimio, ça se paye soi même. Ce disque signe un come back plutôt pop, voire presque happy, en comparaison avec les déchirants précédents.
Poursuivons par un passage chez les british de Veronica Falls, (composé de membres de groupes récents défunts depuis peu), de retour et avec un 7'' plutôt prometteur et un album tout neuf en préparation pour cet été.
Pour aujourd'hui, je m'arrête là (je vous avais dit que j'avais la flemme). Faites comme vous voulez mais après ce quasi périple, je vais dormir un peu dans l'herbe.
samedi 11 juin 2011
Parenthetical advisory : (strawberry) scène de noyade
Tu trouves tes fraises pas assez mûres, un peu trop molles/trop fadasses? Normal, c'est le mois des giboulées, mais t'as voulu te la jouer un peu. Don't worry, c'est pas méchant : voilà de quoi leur donner du goût, tu vas pouvoir te la raconter, c'est d'une facilité effrayante. Alors, pas de panique, mais...chut! C'est un secret à bien garder sous peine d'en rater la portée.Découpe les en tranches fines sur une planche, puis trouve un contenant assez creux. Verse juste quelques gouttes de vinaigre: c'est pas l'ingrédient de l'amertume mais un révélateur pur. Pas besoin d'avoir 107 ans devant soi non plus, les sucs (naturels) vont se libérer très rapidement, et leur donner un wild je-ne-sais-quoi. Observe, elles nagent déjà dans leur jus! Si, décidément, elles ne sont pas assez douces à ton goût, recouvre d'un léger nuage de sucre. Et voilà, tu vois, c'étaient pas des fadaises: c'est simple, non? Ce qu'il reste à faire ensuite, et pour ça tout le reste peut attendre, c'est...leur faire un sort, bien entendu.
jeudi 9 juin 2011
C'est pas la recette du self esteem
Mes pavillons ont croisé celui de Daniel Hedin pour la première fois par le biais d'un titre des plus sombres : Knives and needles. Pur malaise et sans alambic, (trop) brut. Dire que cet homme est hanté, c'est bien peu, il héberge dans sa bulle tous les fantômes de nos failles. Sous le nom de Le Days, son projet premier, un album magnifique est arrivé il y a peu : ici. On y retrouve, parmi d'autres, son acolyte Andreas Grundel. Guitare, acoustique sur presque tous les titres, une voix grave indécente, juste à côté du précipice, qui ne tombe pourtant pas dans le trop ni le pathos même s'il flirte fort avec le bord, des cordes dignes, saxophone, piano, orgue. Les compos et l'écriture sont d'une sobriété, d'un raffinement et d'une justesse impossibles à décrire sans maladresse: c'est beau, raw, rauque. C'est pas une glissade artificielle mais une chute douce, un intense tremblement interne, immense, en profondeur. Impossible de s'en sortir indemne, quelle bonne nouvelle. Belle écoute, et si après vous arrivez à dormir-mais j'aime autant vous mettre en garde en émettant quelques doutes-bonne nuit.
mercredi 8 juin 2011
De l'apiacée (en particulier) et de la cigüe au générique
Voir ma (chère) mère-une femme plutôt un-peu-trop-très-bien-sous-tout rapports-devenir Hulk (avec des boucles d'oreilles en or) et gourmander Federrer en hurlant comme une poissonnière parce qu'il n'a pas mis la pâtée à Nadal tout de suite, ça m'a évoqué de bons (?) vieux souvenirs. Mange tes carottes, ça rend aimable! Voilà ce que prétendait ma grand-mère, quand j'étais crédule. Je la regardais alors en souriant (d'un air un peu trop entendu, évidemment, je conçois que c'est agaçant), car sur sa personne (assez formidable au demeurant), les résultats de l'expérience n'étaient pas des plus probants (les chats ne font pas des chiens, sagesse folk).
Franchement, avoue : crues, ça passe, tout dépend de la sauce, mais cuites, c'est vraiment dégueulasse, ou alors c'est bien du travail (épices, associations de bon ton, découpes originales, sans oublier l'atroce corvée de pluche). Yep, les carottes, fichue arnaque. Au moins autant qu'un mémo de tambouilles rédigé par une semi-anorexique. Surprise, une amie m'a proposé d'en faire un (vrai) livre. De fait, j'aime bien me tromper, comme en découvrant à Dublin ce petit miracle anachronique. Le carrot cake, une douceur inventée à une époque où le sucre était trop compliqué à trouver. Si ça t'intéresse, tu google, hein, je peux pas tout faire: on sait jamais, je vais m'en recouper une part.
Va au marché (ou fais toi livrer par un JH exploité, en uniforme moche)
3-4 carottes (250g, râpées), 5 oeufs, 250g de noix en poudre (ou mieux : moitié noix/moitié noisettes), 1 citron zesté et pressé, 5 oeufs, 1 càs de levure, 80g de farine, 2 càc de cannelle, 2 càc de gingembre, 1 p de sel, papier sulfu
Mélange jaunes d'oeufs & sucre, puis ajoute les fruits, les carottes et les épices. Mets le four en marche, à 180°C. Monte les blancs d'oeufs en neige avec le sel, puis incorpore. Verse le tout dans un moule rond recouvert auparavant de papier sulfu, puis mets à cuire pendant une heure. NON! Ne craque pas tout de suite, il faut laisser refroidir.
C'est pas très gras, les noix suffisent. Le teint rose, c'est peut être bien un mythe de plus, mais voilà de quoi se lécher les babines et faire plaisir à tes copines qui dépriment.
Franchement, avoue : crues, ça passe, tout dépend de la sauce, mais cuites, c'est vraiment dégueulasse, ou alors c'est bien du travail (épices, associations de bon ton, découpes originales, sans oublier l'atroce corvée de pluche). Yep, les carottes, fichue arnaque. Au moins autant qu'un mémo de tambouilles rédigé par une semi-anorexique. Surprise, une amie m'a proposé d'en faire un (vrai) livre. De fait, j'aime bien me tromper, comme en découvrant à Dublin ce petit miracle anachronique. Le carrot cake, une douceur inventée à une époque où le sucre était trop compliqué à trouver. Si ça t'intéresse, tu google, hein, je peux pas tout faire: on sait jamais, je vais m'en recouper une part.
Va au marché (ou fais toi livrer par un JH exploité, en uniforme moche)
3-4 carottes (250g, râpées), 5 oeufs, 250g de noix en poudre (ou mieux : moitié noix/moitié noisettes), 1 citron zesté et pressé, 5 oeufs, 1 càs de levure, 80g de farine, 2 càc de cannelle, 2 càc de gingembre, 1 p de sel, papier sulfu
Mélange jaunes d'oeufs & sucre, puis ajoute les fruits, les carottes et les épices. Mets le four en marche, à 180°C. Monte les blancs d'oeufs en neige avec le sel, puis incorpore. Verse le tout dans un moule rond recouvert auparavant de papier sulfu, puis mets à cuire pendant une heure. NON! Ne craque pas tout de suite, il faut laisser refroidir.
En option & ultra easy: le glaçage!
Fouette 200 g de Saint Morêt, 1-2 càs de jus d'orange et 60 g de sucre glace. Recouvre le gâteau avec et/ou coupe le d'abord en deux pour en garnir l'intérieur. Le top, attendre encore un peu en plaçant au frais quelques heures/une nuit : pas de quoi en faire un fromage.
C'est pas très gras, les noix suffisent. Le teint rose, c'est peut être bien un mythe de plus, mais voilà de quoi se lécher les babines et faire plaisir à tes copines qui dépriment.
vendredi 3 juin 2011
Sors les bulles, ta limo est (presque) arrivée
Potions de vie, potions de mort, le sureau a plus d'un tour dans ses branches. Pas besoin d'être 1 pro de l'arbre magique, cadeau : ma plus vieille recette de sorcière des villes, maintes fois testée & approuvée, la patience l'elderberry fizz.
Tout d'abord, repérer un spot : fastoche, à la mi-mai, sur les berges, seules les ombelles de ce bel arbre déploient leurs mini-fleurs toutes blanches.
pour 5 litres de lemonade
une douzaine d'ombelles de fleurs de sureau noir
5 l d'eau
500 g de sucre
1 càs bien pleine de vinaigre de cidre
5 citrons non-traités
1 poignée de raisins (sultanines)
Verse dans un bocal assez grand : les fleurs rincées très rapidement sous l'eau courante, le sucre, le vinaigre, les raisins et les citrons tranchés. Recouvre avec un linge (propre!). Laisse macérer 3-5 jours sur ton balcon/ta fenêtre (au soleil, s'il y en a) en remuant la potion de temps en temps. Les raisins remontent à la surface? Hip, hip, c'est prêt! Non, je plaisante, prêt à être embouteillé. Pour nettoyer les bouteilles (celles des limonades dites à l'ancienne sont nickel) immerge-les dans de l'eau bouillante, joints y compris. Remplis (avec une passoire et un entonnoir). Et puis...J'ai oublié de dire que c'était long? Moins qu'arranger un mauvais rhum, mais l'arrivée des petites bulles prend une bonne quinzaine, le temps de se décider à cleaner un peu ta cave (si t'en as une), où ça peut se garder quelques mois. Belle balade!
pour 5 litres de lemonade
une douzaine d'ombelles de fleurs de sureau noir
5 l d'eau
500 g de sucre
1 càs bien pleine de vinaigre de cidre
5 citrons non-traités
1 poignée de raisins (sultanines)
Verse dans un bocal assez grand : les fleurs rincées très rapidement sous l'eau courante, le sucre, le vinaigre, les raisins et les citrons tranchés. Recouvre avec un linge (propre!). Laisse macérer 3-5 jours sur ton balcon/ta fenêtre (au soleil, s'il y en a) en remuant la potion de temps en temps. Les raisins remontent à la surface? Hip, hip, c'est prêt! Non, je plaisante, prêt à être embouteillé. Pour nettoyer les bouteilles (celles des limonades dites à l'ancienne sont nickel) immerge-les dans de l'eau bouillante, joints y compris. Remplis (avec une passoire et un entonnoir). Et puis...J'ai oublié de dire que c'était long? Moins qu'arranger un mauvais rhum, mais l'arrivée des petites bulles prend une bonne quinzaine, le temps de se décider à cleaner un peu ta cave (si t'en as une), où ça peut se garder quelques mois. Belle balade!
jeudi 2 juin 2011
Bananananananana
Découverte tardive l'hiver dernier, en guise de dessert déconcertant avant d'aller dormir, les ouvrages de la japonaise Banana Yoshimoto. Elle y conte vies rêvées mêlées à la réalité perturbante dont on ne sait pas lire les signes qui interpellent, errances intimes de personnages hypersensibles à l'indépendance farouche, aux chemins toujours sur la brèche, qui se font écho et dont les clefs sont trouvées trop tard. Evidemment, c'est torturé. C'est pourtant pas de la littérature pour ados en mal de prose émo, même si mes mots sont incapables de dessiner son univers subtil, sensuel (et sans sucre ajouté) hors d'atteinte de toute prétention inutile. Kitchen est d'une vraie beauté crue mais ce n'est pas mon favori : j'ai dévoré les deux nouvelles de Dur, dur et plongé dans NP avec délice.
mercredi 1 juin 2011
Trève de blabla...
J'aime pas le rap cheap, cette soupe (hors de prix) qu'on nous sert parfois à la chaine, ces discours trop souvent les mêmes (tu vois je vis dans le ghetto et ma vie est dure) dans lesquels le je (représennnnnte) et sa propre mise en scène (hum, est-ce qu'un(e) blogueur/se peut écrire ça...) ont la part plus que belle (si ce ne sont les mini jupes au premier plan des vids à gros budgets...réac, moi? euh...J'aimerais retrouver cette vidéo russe dans laquelle tous les clichés étaient réunis et tous les visages identiques & flippants, qui tournait tant en 2007, mais-c'est con, la mémoire sélective, ou Alzheimer, j'en ai oublié le nom). Impossible de nier le talent d'écriture rough de certains combos, la culture loin d'être pauvre qui en découle, les danseurs...
Alors en dépit des gros beats pas toujours inventifs et grâce à des sons plus abrasifs que d'autres, j'suis tombée dedans à un âge pas si tardif. NTM, à Bourges, c'était en 1995. Des lyrics sans concession, rudes, sans artifice. A une époque où on ne trouvait ses disques en stoc qu'au rayon tout venant des supérettes des villes, le choc. Quand ils traitaient pas de grosses bagnoles, verbalement, ces mecs là en avaient, dans le froc.Il y en aurait à citer, dans l'hexagone ou en dehors, des artistes hip hop hors pistes, depuis lors, pourtant (à mes petits yeux) peu sont vraiment touchants ou justes. Rien à voir avec les en******s de mamans, la révolte limpide de Guante & Big Catz. Deux américains dont les sons clairs ne manquent pas d'énergie, des mots et des images sobres dont la force poétique s'inspire de la vie réelle et pas de délires fantasmés/théories abstraites. Enough talk : une mixtape à télécharger ici for free, et un titre en préliminaire.
We are all closer. We all are capable. We all have so much tumbling around inside of us, pushing against our skin, kicking at the weak points. They forget how much pressure is built up inside, how nobly we fight to hold it in, how easily we break.
mardi 31 mai 2011
Striper ses trips
Joie et bonheur, Miss Tic signe une expo au vieux Monop' de saint Brooklyn. Tout arrive! Un tel relooking, ça donne envie de changer d'airs & d'y étrenner son panier (de plage, hein, non mais eh oh). Qui c'est, celle là? Une artiste brillante un peu folle à la palette poético-polémique et sexy en N&B, graphée depuis le milieu des eighties sur les murs de plusieurs villes de veinards, un poil féministe et surtout femme jusqu'au bout. Dessins.
L'occasion idéale d'aller aussi écouter les Raveonettes en live, dans un petit lieu sympathique, l'affiche d'Art Rock *dig it yourself* comportant quelques (few) oiseaux de choix, (Cali-ne nier en rien-c'est pas obligé, mais bien sûr ça n'engage que moi) et d'aller faire un plongeon aux Rosaires, ceci n'enlève rien à ceux là.
L'occasion idéale d'aller aussi écouter les Raveonettes en live, dans un petit lieu sympathique, l'affiche d'Art Rock *dig it yourself* comportant quelques (few) oiseaux de choix, (Cali-ne nier en rien-c'est pas obligé, mais bien sûr ça n'engage que moi) et d'aller faire un plongeon aux Rosaires, ceci n'enlève rien à ceux là.
lundi 30 mai 2011
Right place/wrong time
Je cherche un caillou bien plat. Il faut qu'il soit lisse en main, tu vois, pas trop gros non plus sinon ça ne marche pas. J'ai froid aux pieds, ils sont pleins de sable jaune mouillé mais je m'en fiche. J'ai laissé mon sac en vrac un peu plus loin trop près des algues, mes pompes vont encore être trempées. Le nez en plein vent, je respire : le soleil a enfin pointé le bout de son nez. J'avais parié qu'il serait là. Soupir. Face à moi et sous ses rayons pâlots, un monde minéral liquide en teintes sépia, le ressac, l'écume. Il est tard mais je suis trop triste pour commencer à réfléchir, son spleen à lui me submerge aujourd'hui, j'arrive à peine à rebondir. Il est loin, à quelques mètres de moi, en contrehaut sur le chemin, la lumière décline. Il marche lentement en fixant la mer, plus loin encore, je le suis pas même du regard, je le laisse, beau dans sa bulle à ses pensées encore plus lointaines. J'ai envie d'être dans ses bras, de le secouer un peu plus fort pour le raccrocher à ce simple ici, à cette lumière douce, mais ce jour a été trop dur. Tiens, celui là est parfait, je le réchauffe, le fais glisser entre mes doigts. J'en choisis quelques autres comme on picore. Qu'est ce que j'ai froid. Je cours en dansant à moitié comme une gamine pour tromper mon désarroi et je mets les pieds, violemment, les deux d'un coup, vite, dans l'eau glacée. Qui a dit que ça ravigote? Quelle connerie. Elle est claire, l'eau, transparente, je vois mes orteils devenir bleus. Petite coupure sur le pied droit. Ca brûle un peu. J'essaye de rouvrir les vannes, d'inspirer à l'unisson avec les vagues, avec le vent. De m'imprégner de cette lassitude inexorable, solide, de faire partir le gout du sel. Parfois, on n'y croit pas et pourtant. Je lance mes petits galets dans l'eau claire, un par un. Sourire, des ricochets au bord de l'eau. Je n'ai pas oublié, tu vois. Je croyais même plus savoir faire ça. Et si je continue, ça marche encore? Rire franc, les épaules délestées, soudain. Oui. J'aimerais qu'il me rejoigne, je sais même pas s'il a déjà fait ça, lui.
Je le regarde même pas, il est dans une vague de tristesse sourde qui le compresse comme un rouleau où je ne peux rien faire pour lui si c'est montrer un halo qu'il voudra pas voir ni croire ce soir. Je laisse la plage avec le soleil qui se casse sans s'étirer, les pieds humides et des grains collés entre les doigts, je remets à la hâte de quoi les couvrir sans faire les lacets. On se rejoint presque sans un mot. Il remet la voiture en marche. Lui ne voit pas mes larmes tues, il parle à peine, je me sens sotte, désemparée, idiote. Vidée. Cette fois, dans le noir flou, on s'est quittés, on s'est perdus. Sur un parking. Je l'ai cru. Quelques nuits plus tard, ancrant fermement sa peau à la mienne et nouant ses bras autour de moi, il dira, c'est si ironique, j'en aurais pleuré. Je t'ai regardée, sur cette plage, tu sais, je n'ai fait que ça. Je t'ai enviée, tu étais belle: tellement libre. J'aurais aimé être comme toi.
Je le regarde même pas, il est dans une vague de tristesse sourde qui le compresse comme un rouleau où je ne peux rien faire pour lui si c'est montrer un halo qu'il voudra pas voir ni croire ce soir. Je laisse la plage avec le soleil qui se casse sans s'étirer, les pieds humides et des grains collés entre les doigts, je remets à la hâte de quoi les couvrir sans faire les lacets. On se rejoint presque sans un mot. Il remet la voiture en marche. Lui ne voit pas mes larmes tues, il parle à peine, je me sens sotte, désemparée, idiote. Vidée. Cette fois, dans le noir flou, on s'est quittés, on s'est perdus. Sur un parking. Je l'ai cru. Quelques nuits plus tard, ancrant fermement sa peau à la mienne et nouant ses bras autour de moi, il dira, c'est si ironique, j'en aurais pleuré. Je t'ai regardée, sur cette plage, tu sais, je n'ai fait que ça. Je t'ai enviée, tu étais belle: tellement libre. J'aurais aimé être comme toi.
samedi 28 mai 2011
Il y a des poppies dans ton verre
Welcome dans un monde où tout est beau, presque. Fou cet effet que quelques fleurs nous font. Pas les mortes, artificielles, déracinées par une main capricieuse/négligente/tachycardiaque, non : les fleurs folles qu'on n'a pourtant pas vraiment invitées et qui poussent fièrement leurs corolles (qui n'ont rien à envier aux Kens & Barbies des jardinières), à percer la jungle des friches. On les voit pas vraiment venir, on les garde pas sous surveillance, à l'abri du vent dans un bac, on ne peut pas dire qu'on les choie. Pourtant, elles s'enracinent profondément, si on ne les fauche par inadvertance. Et un matin d'avril, qui sans elles aurait été moche, elles se déploient, libres, mais belles et bien là. M****, le printemps, ça rend mellow. Pour donner ce goût à ton eau urbaine et enchanter à peu près tout : ton verre de bulles, ton yaourt, tes tartes, tes salades, c'est facile. L'ingrédient le plus important, ça se trouve : c'est juste un peu de temps, c'est tout.
sirop de coquelicots
Au cours d'une belle balade impromptue, cueille des pétales (seulement eux) de fleurs (300g).
Verse dessus 1 litre d'eau bouillante puis laisse infuser pendant au moins 12 heures. Avec une passoire fine, filtre au dessus d'une casserole et verse dedans 500g de sucre. Laisse mijoter à feu doux jusqu'à obtenir un sirop, puis mets en bouteilles ou en bocaux. Si la couleur est douteuse (pas de description, tu verras bien, hahaha : tous les goûts sont dans la nature) mais c'est super bon.
nb : pour conserver ailleurs qu'au frigo, faire bouillir le récipient, quelques minutes dans de l'eau, avec son couvercle. Cheers!
sirop de coquelicots
Au cours d'une belle balade impromptue, cueille des pétales (seulement eux) de fleurs (300g).
Verse dessus 1 litre d'eau bouillante puis laisse infuser pendant au moins 12 heures. Avec une passoire fine, filtre au dessus d'une casserole et verse dedans 500g de sucre. Laisse mijoter à feu doux jusqu'à obtenir un sirop, puis mets en bouteilles ou en bocaux. Si la couleur est douteuse (pas de description, tu verras bien, hahaha : tous les goûts sont dans la nature) mais c'est super bon.
nb : pour conserver ailleurs qu'au frigo, faire bouillir le récipient, quelques minutes dans de l'eau, avec son couvercle. Cheers!
vendredi 27 mai 2011
Vire tes raybans (et imagine)
Ce serait trendy, le samedi, d'enfiler des bottes-têtes de mort sur ton slim sombre pour une sunny virée dans des champs de baies rouges. Yep, tu visualises? Un vrai paradis-presque, où ce qu'on fait pousser, c'est des fruits, à cueillir encore chauds dans la terre et à pleines poignées, de quoi se bâfrer de jus écarlate acidulé jusqu'à plus soif, plus faim, voire plus rien, si on veut, en fait. Si t'aimes pas les berries, même bio, c'est pas grave : y'a des champs d'épinards (au pif) tout pareil à l'orée des villes, même dans la petite capitale du nez de la France, Popeye n'en reviendrait pas. Une fois n'est pas coutume, page pub because la cause me parle.
Au lieu de t'en mettre plein la face avec tes copines en croquant des trucs miniatures & pleins de gras parce que leurs couleurs arti (non, c'est pas un nid grec) te tapent à l'oeil, tu pousserais le vice non pas jusqu'à priver de son pot ce cher connard de Winnie pour servir à tes besoins propres, comme font les belles malignes en orient, nan : tu découvrirais comme les dieux de jadis la sensation indicible d'avoir le cacao qui te monte au nez au cours d'
Dans ton appartement, tu pourrais faire un petit élevage. Si-si, je t'assure, c'est du vu-en-vrai chez des amis (même pas perchés ni ravagés). Ah, mais t'es allergique aux chats, aux chiens, à tout ce qui porte le poil, ras ou long ou ras la moquette?! Pas grave : il s'agit d'un nouveau colloc, celui là (je prends les paris), t'en as jamais eu de pareils. Sans dec', il en vaut bien d'autres, et s'il est plutôt discret, il te rend un fier service : au lieu de te tuer le dos à descendre les marches pour virer tes vieilles coquilles ou tes peaux de bananes, tu les mets direct' dans sa petite boîte en bois fashion (ou en toc), et problem solved : lui et ses amis les mangent. A ce jour, jamais vu chat, ni chien (ne parlons pas des poissons rouges ni des fulltime porteurs de pantalons quand on partage des pâtes à plein temps) ni téléphone en faire autant. Hum. Chacun son drôle de rôle...Je te dis pas ce qu'ils font après, mais tu vas deviner tout(e) seul(e).
Pfff, n'importe quoi: mais non, ça sent rien du tout! Ok, toi d'abord, je suis pas prête, ça me rappelle un peu trop les encas d'une copine crudivore précoce, en maternelle. Mais dans l'idée, ça fait rêver, nan, et ça ferait du terreau for free, impec pour rempoter ton ficus qui battait un peu de la feuille, je me trompe?!
jeudi 26 mai 2011
SFSM?!
Les mythes, au placard, hop hop hop: le père Noël, la petite souris, les cloches et les lapins de Pâques, le genre humain, les petites pilules, la fée Clochette, Douglas Harding ou l'esprit sain(t), on en avait fait l'aller et (re) le tour. Nan, l'avatar ultime et IRL, plus flippant, tu meurs (en ricanant) si c'est pas déjà fait en t'étranglant à la lecture de ce scoop difficile à avaler (ou d'une chute aussi inopinée que malencontreuse en te prenant les pieds dans les 3 pauvres paquets de pâtes que t'avais dû courir quérir à l'épicerie de nuit la plus proche, comme tout un chacun, pour de sombres motifs de défaillance de carburants) : tout va bien, la faim du monde n'est plus d'actu, car voici venu... l'homme sans besoins.
A voir au ciné TNB, cette semaine.
A voir au ciné TNB, cette semaine.
lundi 23 mai 2011
Say cheese (NOT grease)
Range ton parapluie, c'est plus de saison, et fais plaisir à tes amygdales avec cette délicatesse soooo british. Trust me, c'est téméraire mais excellent.
dans ton placard : un moule dont le fond s'enlève. Sinon, un moule à manqué peut faire l'affaire, contrairement à ce que son nom indique. Du papier sulfurisé. Un mixeur.
dans ton panier : 200g de biscuits Digestive (ou des speculoos), 80g de beurre, 500g de ricotta, 250g de saint Morêt, 120g de sucre, 3 beaux citrons, 4 oeufs.
C'est parti !(prévoir une petite demi-heure + une douzaine d'heures pour faire refroidir...)
Mixe les biscuits (il s'agit de les réduire en poudre) puis mélange les dans un saladier avec le beurre. Oui, à la main...Recouvre le fond du moule de papier-cuisson (séquence découpage, tu fais un rond en posant le fond sur la feuille, you see?) puis tasse la mixture de miettes dessus. Ce qui s'appelle toucher le fond...donc tant qu'à faire, mets au freezer. Et puisque t'en es là, allume ton four à 150°C.
Sors ton fouet et bats ensemble la ricotta et le fromage frais pour qu'ils soient bien lisses, zeste les citrons puis presse leur jus. Ajoute le sucre aux fromages, puis le jus et les zestes, et enfin les oeufs en les battant bien. Si c'est smooth et que ça mousse pas, tu as tout bon. Sinon, c'est que t'as pris ton mixer, et résultat ça fait des bulles. C'est ça, être une feignasse, forcément à un moment ça se voit. Mais rassure toi, c'est pas bien grave. Si par contre ça fait des grumeaux, t'aurais dû assumer ta flemme, parce que c'est parti pour un tour de mix, rien d'autre à faire.
Attention, réunion : verse la crème sur les biscuits...C'est tout! Y'a plus qu'à enfourner le moule pour une heure environ. Et à attendre que le délice refroidisse in the oven, pour attendre encore toute une nuit, ou une journée, qu'il prenne forme ferme dans ton fridge, so, wait and see...
nb : Pire, si on est vraiment diabolique, étendre une fine couche de bon lemon curd juste sur les biscuits avant de les recouvrir sournoisement. Pour faire encore plus joli, on peut même parsemer le dessus refroidi de quelques miettes pulvérisées. Avis à vos victimes consentantes...
dans ton placard : un moule dont le fond s'enlève. Sinon, un moule à manqué peut faire l'affaire, contrairement à ce que son nom indique. Du papier sulfurisé. Un mixeur.
dans ton panier : 200g de biscuits Digestive (ou des speculoos), 80g de beurre, 500g de ricotta, 250g de saint Morêt, 120g de sucre, 3 beaux citrons, 4 oeufs.
C'est parti !(prévoir une petite demi-heure + une douzaine d'heures pour faire refroidir...)
Mixe les biscuits (il s'agit de les réduire en poudre) puis mélange les dans un saladier avec le beurre. Oui, à la main...Recouvre le fond du moule de papier-cuisson (séquence découpage, tu fais un rond en posant le fond sur la feuille, you see?) puis tasse la mixture de miettes dessus. Ce qui s'appelle toucher le fond...donc tant qu'à faire, mets au freezer. Et puisque t'en es là, allume ton four à 150°C.
Sors ton fouet et bats ensemble la ricotta et le fromage frais pour qu'ils soient bien lisses, zeste les citrons puis presse leur jus. Ajoute le sucre aux fromages, puis le jus et les zestes, et enfin les oeufs en les battant bien. Si c'est smooth et que ça mousse pas, tu as tout bon. Sinon, c'est que t'as pris ton mixer, et résultat ça fait des bulles. C'est ça, être une feignasse, forcément à un moment ça se voit. Mais rassure toi, c'est pas bien grave. Si par contre ça fait des grumeaux, t'aurais dû assumer ta flemme, parce que c'est parti pour un tour de mix, rien d'autre à faire.
Attention, réunion : verse la crème sur les biscuits...C'est tout! Y'a plus qu'à enfourner le moule pour une heure environ. Et à attendre que le délice refroidisse in the oven, pour attendre encore toute une nuit, ou une journée, qu'il prenne forme ferme dans ton fridge, so, wait and see...
nb : Pire, si on est vraiment diabolique, étendre une fine couche de bon lemon curd juste sur les biscuits avant de les recouvrir sournoisement. Pour faire encore plus joli, on peut même parsemer le dessus refroidi de quelques miettes pulvérisées. Avis à vos victimes consentantes...
vendredi 20 mai 2011
Red, and yellow, pink and green : cranberries & lime big + fat cookies
Marre du plain-choc, mais envie de junkfood? Un pur sweet citric AND treat pour les dents creuses, ultra rapide (si on n'exclue la vaisselle ensuite), à partager & à pas d'heures.
pour 30 à 40 douceurs explosives sur le bout de ta langue
250g de beurre, 350g de sucre de canne roux, 380g de farine, 1 citron vert, 1 tablette de chocolat blanc (mis au freezer auparavant si on est du genre à prévoir même sans savoir, il sera encore plus cassant), 2 belles poignées de cranberries, 1 oeuf, 1 sachet de sucre à la vanille (optionnel)
Préchauffer le four à 200°C. Dans un grand saladier, mélanger les ingrédients secs (sucres, farine), pendant ce temps, commencer à faire ramollir le beurre. Plonger les cranberries dans un bol d'eau bouillante pour enlever le film gras et le sucre qui les recouvrent, ça leur rend goût, forme et gonflant. Pendant ce temps, presser le citron après l'avoir zesté finement, couper le chocolat grossièrement avec un grand couteau (ou le mettre dans un sac et l'écrabouiller au marteau, sans blague!). Inclure le gras et l'oeuf dans la mixture précédente, malaxer fort et à la main pour bien mélanger. Ajouter le jus de citron vert, les cranberries et les pépites. C'est normal si ça colle au doigts!
Déposer à la cuiller sur du papier sulfurisé et faire cuire une dizaine de minutes. Les cookies doivent être encore mous en sortant du four, ils durcissent en refroidissant. Avec le citron, ils colorent plus vite, c'est un indicateur accurate. C'est yummy chaud, c'est tasty froid, mais attention : compteurs de points & de calories s'abstenir. Enjoy!
pour 30 à 40 douceurs explosives sur le bout de ta langue
250g de beurre, 350g de sucre de canne roux, 380g de farine, 1 citron vert, 1 tablette de chocolat blanc (mis au freezer auparavant si on est du genre à prévoir même sans savoir, il sera encore plus cassant), 2 belles poignées de cranberries, 1 oeuf, 1 sachet de sucre à la vanille (optionnel)
Préchauffer le four à 200°C. Dans un grand saladier, mélanger les ingrédients secs (sucres, farine), pendant ce temps, commencer à faire ramollir le beurre. Plonger les cranberries dans un bol d'eau bouillante pour enlever le film gras et le sucre qui les recouvrent, ça leur rend goût, forme et gonflant. Pendant ce temps, presser le citron après l'avoir zesté finement, couper le chocolat grossièrement avec un grand couteau (ou le mettre dans un sac et l'écrabouiller au marteau, sans blague!). Inclure le gras et l'oeuf dans la mixture précédente, malaxer fort et à la main pour bien mélanger. Ajouter le jus de citron vert, les cranberries et les pépites. C'est normal si ça colle au doigts!
Déposer à la cuiller sur du papier sulfurisé et faire cuire une dizaine de minutes. Les cookies doivent être encore mous en sortant du four, ils durcissent en refroidissant. Avec le citron, ils colorent plus vite, c'est un indicateur accurate. C'est yummy chaud, c'est tasty froid, mais attention : compteurs de points & de calories s'abstenir. Enjoy!
mardi 17 mai 2011
Happés, au mieux / 2 : des marguerites à la centrale
Elle : Je fais face à ces doutes qui s'ignorent en prenant la fuite et la clef des champs. Dans un écrin vert luisant sous le cagnard, à la moiteur d'autres sourires, je respire à poumons lourds, le nez dans les fleurs neuves, naïves. Coquelicots fragiles, impudiques, un souffle et leurs pétales s'étiolent.
Lui, imprévisible à mon port, de bonne heure : Je suis de retour. Vous me retrouvez?
Ta voix qui bat le rappel fait mal à entendre, et ton aisance. Je peux pas répondre tout de suite, je cicatrise, l'arme à l'oeil, le sourire aux lèvres. Sur l'autoroute, on s'est croisés sans se le savoir: à contresens.
Roulant vite vers l'eau tu me démontes, pièces, morceaux et mauvais timings. L'air que je veux te donner nous manque. Immobile je me paralyse? Et m'emmure face à tes assauts. Sans lâcher prise.
Elle : Ton piquant ne manque pas de saveur. Je vous ai pas dit ma peau qui marque?
Ivre, épuisé, repu, tu traces des valves sur le sable, m'y invite sans cérémonie. Au ras du sable tu t'endors, je tais le froid, dans ton grand pull tout contre toi.
T'es perdu entre tous tes murs, quand j'abaisse les miens je m'y cogne. Fort. La nuit venue, on se retrouve, entendus et mus sans panache. Je sais pas chasser tes fantômes, c'est la tempête dans ta tête. Chaque aveu et faiblesse te durcit, tu m'ouvres, m'enfermes à clé puis puis te refermes. T'as les foies. Désarroi d'elle froissée, la cage thoracique oppressée.
Lui, entre quatre murs, fenêtre close : On se voit trop...Tu fais quelque chose, demain soir?
Tu me nourris, tu me harangues. Tu dis tes failles et cherches les miennes. On n'est pas très tendres. Veux-tu? J'ose pas, t'es changeant et tu me testes, veux tu, seulement ce que tu n'as pas? Tout à changé, tout est pareil, mais tu ne ressembles à personne. C'est simple, deux corps alanguis qui se lovent, ou s'endorment. Je suis jamais en équilibre : je t'abandonne, sereine, mais passent les heures et accro à nouveau, je tremble. Dingue froide.
T'attends à peine le temps de tirer les ficelles, sous le soleil tu me kidnappes des lunes entières. On fait des kilomètres en plein jour, c'est beau. Des distances étendues jusqu'à l'overdose du manque de sommeil. Tu t'accroches à mon phare sans ciller, tu parles trop et à travers, j'aime tes silences sous ces airs sombres. Quand tu flanches c'est moi qui vacille, t'écoutes mal mais tu retiens tout. Tu te dis possessif, infidèle, tu me veux jalouse, libre, soumise. Je m'épanche pas sur mes faiblesses, je te montre mes cartes les moins fortes. T'es mon adversaire le plus loyal, le plus fourbe et le plus retors. J'esquive en m'éclipsant, te pousse aux dilemmes.
Face au mur, le nez dedans, insistant, t'avoues ton manque à grand mots. Fi de tes digues abattues, fin des miennes, je replonge, c'était prévisible : les fleurs sauvages que tu m'as données en traître, même bancales et sans eau sont vivantes. Sans se savoir, on se reconnait si souvent. Je suis ta secrète régulière, le berger est bavard quand ça l'arrange, amoureux délétère indicible. Une histoire qui ne se compte, pas une histoire à attendre d'entendre. Je tends le dos sous tes morsures, souris de marbre. Qui frémit, volontaire. Taire les délits, les oui non dits murmurés, les lits défaits, les délices abrupt, les extrêmes.
Lui, déroutant diable: Qui peut le mal peut le bien.
Ombres et lumière, pourquoi choisir? On se fait à goûter sans sembler y toucher quand ça brûle.Tu mets en scène mes inconforts. Je ris de tes déconfitures.
Elle : Je vous déteste.
Lui, sur ses grands chevaux : Vous êtes mignonne. Tu restes un peu? J'ai faim.
Lui, imprévisible à mon port, de bonne heure : Je suis de retour. Vous me retrouvez?
Ta voix qui bat le rappel fait mal à entendre, et ton aisance. Je peux pas répondre tout de suite, je cicatrise, l'arme à l'oeil, le sourire aux lèvres. Sur l'autoroute, on s'est croisés sans se le savoir: à contresens.
Roulant vite vers l'eau tu me démontes, pièces, morceaux et mauvais timings. L'air que je veux te donner nous manque. Immobile je me paralyse? Et m'emmure face à tes assauts. Sans lâcher prise.
Elle : Ton piquant ne manque pas de saveur. Je vous ai pas dit ma peau qui marque?
Ivre, épuisé, repu, tu traces des valves sur le sable, m'y invite sans cérémonie. Au ras du sable tu t'endors, je tais le froid, dans ton grand pull tout contre toi.
T'es perdu entre tous tes murs, quand j'abaisse les miens je m'y cogne. Fort. La nuit venue, on se retrouve, entendus et mus sans panache. Je sais pas chasser tes fantômes, c'est la tempête dans ta tête. Chaque aveu et faiblesse te durcit, tu m'ouvres, m'enfermes à clé puis puis te refermes. T'as les foies. Désarroi d'elle froissée, la cage thoracique oppressée.
Lui, entre quatre murs, fenêtre close : On se voit trop...Tu fais quelque chose, demain soir?
Tu me nourris, tu me harangues. Tu dis tes failles et cherches les miennes. On n'est pas très tendres. Veux-tu? J'ose pas, t'es changeant et tu me testes, veux tu, seulement ce que tu n'as pas? Tout à changé, tout est pareil, mais tu ne ressembles à personne. C'est simple, deux corps alanguis qui se lovent, ou s'endorment. Je suis jamais en équilibre : je t'abandonne, sereine, mais passent les heures et accro à nouveau, je tremble. Dingue froide.
T'attends à peine le temps de tirer les ficelles, sous le soleil tu me kidnappes des lunes entières. On fait des kilomètres en plein jour, c'est beau. Des distances étendues jusqu'à l'overdose du manque de sommeil. Tu t'accroches à mon phare sans ciller, tu parles trop et à travers, j'aime tes silences sous ces airs sombres. Quand tu flanches c'est moi qui vacille, t'écoutes mal mais tu retiens tout. Tu te dis possessif, infidèle, tu me veux jalouse, libre, soumise. Je m'épanche pas sur mes faiblesses, je te montre mes cartes les moins fortes. T'es mon adversaire le plus loyal, le plus fourbe et le plus retors. J'esquive en m'éclipsant, te pousse aux dilemmes.
Face au mur, le nez dedans, insistant, t'avoues ton manque à grand mots. Fi de tes digues abattues, fin des miennes, je replonge, c'était prévisible : les fleurs sauvages que tu m'as données en traître, même bancales et sans eau sont vivantes. Sans se savoir, on se reconnait si souvent. Je suis ta secrète régulière, le berger est bavard quand ça l'arrange, amoureux délétère indicible. Une histoire qui ne se compte, pas une histoire à attendre d'entendre. Je tends le dos sous tes morsures, souris de marbre. Qui frémit, volontaire. Taire les délits, les oui non dits murmurés, les lits défaits, les délices abrupt, les extrêmes.
Lui, déroutant diable: Qui peut le mal peut le bien.
Ombres et lumière, pourquoi choisir? On se fait à goûter sans sembler y toucher quand ça brûle.Tu mets en scène mes inconforts. Je ris de tes déconfitures.
Elle : Je vous déteste.
Lui, sur ses grands chevaux : Vous êtes mignonne. Tu restes un peu? J'ai faim.
Fleurs & agrumes, des mini-tartes (pas si quiches)
Comment un pur acte manqué s'avère être un parfait délice...
J'aime pas faire les courses. Je lis jamais les recettes en entier. Je déteste attendre. Oui, mais j'adore la lemon tart. Et puis, si c'est trop facile, on s'ennuie...
Voilà ce qu'il faut absolument avoir sous la main, en plus des 20-30 minutes pour préparer-oups-commettre ces petites tueries :
des moules à tartelettes. SIX. En silicone, c'est mieux, sauf si, toi aussi, t'es nostalgique de la vaisselle handwashed, ou des vieilleries en fonte qui accrochent. Si t'es à court, pas de panique : un moule à tarte devrait suffire!
Pâte à sablé
1 jaune d'oeuf, 125g de farine, 75g de beurre, 35 g de sucre roux (aromatisé quelques mois plus tôt avec quelques brins de lavande (ou de mélisse) ...eh oui! Non, ça n'a pas le goût de savon, mauvaise langue! sinon n'importe quel sucre blanc/roux fera l'affaire), 2-3 cl d'eau; 1 pincée de sel
Tout mélanger à la sauvage (à mains nues) dans un saladier...Diviser en 6 portions et aplatir du bout de doigts dans les moules. Pour ceux à l'ancienne, beurrer et fariner avant, hein, sinon ça colle. Préchauffer le four à 180°C.
Crème à l'orange
2 citrons + 1 orange OU 2 belles oranges acidulées (maltaises...), 100g de sucre, 2 oeufs, 1 càc bombée de maïzena
Presser les fruits et mélanger leur jus dans une casserole avec le sucre et la maïzena. Battre les oeufs (sérieusement, pas à la légère!) et les ajouter au mélange. Faire épaissir à feu moyen sans cesser de fouetter (sinon, ça brûle, et c'est raté!) jusqu'à obtenir une crème. Répartir dans les moules, et mettre à cuire pendant une vingtaine de minutes, en couvrant avec une feuille de papier sulfurisé.
Nuage de meringue
1 blanc d'oeuf (mais oui, baby, celui du jaune de tout à l'heure, tu suis?!), 50 g de sucre (à la lavande, ou non...), 1 pincée de sel, 1 pincée de levure.
Monter le blanc d'oeuf en neige ferme avec le sel, puis ajouter le sucre en continuant à battre. La levure vient en dernier...Déposer à la cuiller sur les tartelettes quand elles arrivent au terme de leur cuisson. Baisser le four à 130-140°C, et cuire encore 10-15 minutes. Laisser refroidir...ou pas. Some like it hot. Miam.
J'aime pas faire les courses. Je lis jamais les recettes en entier. Je déteste attendre. Oui, mais j'adore la lemon tart. Et puis, si c'est trop facile, on s'ennuie...
Voilà ce qu'il faut absolument avoir sous la main, en plus des 20-30 minutes pour préparer-oups-commettre ces petites tueries :
des moules à tartelettes. SIX. En silicone, c'est mieux, sauf si, toi aussi, t'es nostalgique de la vaisselle handwashed, ou des vieilleries en fonte qui accrochent. Si t'es à court, pas de panique : un moule à tarte devrait suffire!
Pâte à sablé
1 jaune d'oeuf, 125g de farine, 75g de beurre, 35 g de sucre roux (aromatisé quelques mois plus tôt avec quelques brins de lavande (ou de mélisse) ...eh oui! Non, ça n'a pas le goût de savon, mauvaise langue! sinon n'importe quel sucre blanc/roux fera l'affaire), 2-3 cl d'eau; 1 pincée de sel
Tout mélanger à la sauvage (à mains nues) dans un saladier...Diviser en 6 portions et aplatir du bout de doigts dans les moules. Pour ceux à l'ancienne, beurrer et fariner avant, hein, sinon ça colle. Préchauffer le four à 180°C.
Crème à l'orange
2 citrons + 1 orange OU 2 belles oranges acidulées (maltaises...), 100g de sucre, 2 oeufs, 1 càc bombée de maïzena
Presser les fruits et mélanger leur jus dans une casserole avec le sucre et la maïzena. Battre les oeufs (sérieusement, pas à la légère!) et les ajouter au mélange. Faire épaissir à feu moyen sans cesser de fouetter (sinon, ça brûle, et c'est raté!) jusqu'à obtenir une crème. Répartir dans les moules, et mettre à cuire pendant une vingtaine de minutes, en couvrant avec une feuille de papier sulfurisé.
Nuage de meringue
1 blanc d'oeuf (mais oui, baby, celui du jaune de tout à l'heure, tu suis?!), 50 g de sucre (à la lavande, ou non...), 1 pincée de sel, 1 pincée de levure.
Monter le blanc d'oeuf en neige ferme avec le sel, puis ajouter le sucre en continuant à battre. La levure vient en dernier...Déposer à la cuiller sur les tartelettes quand elles arrivent au terme de leur cuisson. Baisser le four à 130-140°C, et cuire encore 10-15 minutes. Laisser refroidir...ou pas. Some like it hot. Miam.
samedi 14 mai 2011
Happés, au mieux / 1 : fin de l'hiver
Tu dis j'en prends, de la place, dans ton petit appartement. Ténu comme un verre, oh : un arc pâle. Ta peau si tôt me perce à petits jours. C'est le matin tard.
Elle : Tu sais, non, reste un peu, tu peux. Et même : jamais un premier soir. Seulement quand j'ai la vie en vrac. Tu dis aujourd'hui est fini, c'est enivrant et saoulant aussi, tu prends sans y toucher dans mon lit défait, tu t'égares et tu me rassures. Habillé t'es un peu perdu mais tu pars, il y a trop de jour très vite. Reste : ton odeur en pointillés dans les draps, et je t'ai même pas fait un thé, et puis on ne se connait pas. Vous avez oublié ton écharpe, harpon, moi il faut que je revoie l'autre. Je lui ai dit on se croisera, mais un mot ment, il est libre à contre-coeur, mais un moment c'est pas sans faims. Il me rappelle aussi et dit, tu joues? Non. Mais oui. Sa bouche. Et ton parfum en suspension, qui plane dans ma chambre noire.
Lui, ombrageux dans la lumière floue, sa chambre encombrée de décombres : Je pourrais mourir là ce soir. Dans vos bras ce serait pas si triste.
Mais merci bien pour le cadeau, un drôle de paquet tout piteux. Tu peux faire bien mieux.
Lui, dans son propre lit sans tâches : Tu sais, j'avais déjà pensé que j'aimerais vous y voir.
Et ton genou collé au mien, ils sont trois à avoir joué les coqs ce vieux soir laid, et puis si moi j'avais rien vu, à traquer leurs petites frontières. Tu lisais un livre : "Je t'aime", on en départage sur fond d'herbe quelques croyances contradictoires sur les tandems et leurs contrastes. Aux becs, la pipe. Mon amour muet, lui, du trop grand moment... se barre sans énoncer le bon soir, ivre de ses propres fuites (pas sans suites). Je décroche, l'appelle du bout des larmes sans rien dire, mais il ne colle pas. Capiteux comme un vent délétère. Piteux comme un trou en plein ventre.
Evidemment on se scotchera. Cap miteux, tout ça pour en mourir pas vite, sur des airs de vendetta mal avalée. Tu vis ça aussi toi, mais elle te donnera sans compter, elle te retient pas par la porte.
Lui : Tu es le genre de fille à ne pas appeler même si tu en as envie. Si je vous avais pas vue là, je vous aurais écrit...
Maybe. On va y aller à la mer.
Lui : Il n'y a pas de hasards.
Je sais bien que tu étais là pour me voir venir y boire, tu me l'auras dit plus tard.
Je surnage, rappelle l'autre, un autre, il manque. Je suis perdue moi, ta peau mais, et sur quel canot on embarque, et ton absente au fond du verre, t'es triste à mourir de soif tard.
Lui : Tu sais je suis un peu perdu. mais. Mords-moi.
Je sais, je sème et c'est la panique à bord mais je vais pas te faire du mal, hein, j'suis pas une fille à bâtir blanc, moi je suis un peu garagiste, tu parles, ça je sais y faire. Je dis pas c'est moi qui me casse, j'esquive, mais ces bleus là en laissent, des traces.
Lui : Tu as des amants? Et tu les as revus quand?
Je ris, pas nie. Je-mens-pas-tu-sais-j' omissionne je dis. Trois étalons qui se chevauchent, et puis les métastases fleuries, une suite morbide partitionnée qui n'en finit pas de finir. De quoi avoir la tête en vrille, la peine de quoi boire la tasse sous la douche.
T'étais venu voir si j'étais là, un peu belle ou bien morte sous l'eau brûlante, t'as écopé d'une serviette blanche pas si nette.
Lui, aussi perdu qu'un naufragé en territoires pas reconnus : Tu sais, on est tout petits, là, on n'est pas tout seuls dans cette chambre. C'est mes valises.
J'ai jamais cru, tu sais-je sais. Qu'éparpiller las ses bagages, ça les rendait plus légers en somme. Tu déménages. Mais je cloisonne et on s'isole. Ta voix à travers ses parois me parle. S'emmêle. Parfois tu rêves que tu t'endors. Je coupe un fil de plus, j'uppercut et il réceptionne mais c'est mieux ainsi, je dis : amis, motus. Toi, t'as pas besoin de le savoir.
Tu dis : Vos bras. Tes bas. Mais j'ai pas de fondements tu sais.
Je glisse douceâtre sans y croire.
Lui, mâle adroit sur un fil de l'air: Votre rire me manque.
Touchée mais. Comment te dire que je te quitte, chaque fois que je mets pieds à terre? Je n'aime pas laisser les commandes, je veux que toi tu te diriges. T'as besoin de créer tes marques. Des cartes mais pas la boussole. Speach pas si cheap, on philosophe au petit jour.
Lui, lointain, une chambre chez des insulaires: Tu sais je suis pas amoureux, chérie.
On va y aller à l'amer. Moi je veux plus aimer personne. C'est ma bouche qui te sème en fast foods, je te livre et puis je repars. En sels! Puis tu me tues même à tâtons? Griffe tes marques. Parce que tu louvoies, t'erres dans ma peau. T'es odieux quand t'as la fringale.
Pas de pipeau, j'attends (sans piper) ni en avoir les airs que tu me siffles quand t'as le souffle court. J'accours que si tu fais la cour un peu, dans tes grandes pompes, j'attends que tu t'étendes. Ca tire, sur les cordes, on se mord? oh. Moi, ta petite pute restante. Le jour tu me lis des passages.
Elle : Vous. Ta peau.
Lui : vous êtes l'anagramme d'un ange. Pourquoi tu es si différente, selon l'éclairage?
Oui mais A face au vent ne pèse pas lourd et s'effeuille sans plumes. Je triche peu. T'es qui, là? Vous doutez tout le temps du pot et des roses. On se fait marcher. Sans trop se perdre? Je vous promène dans les rochers. Vous doutez jamais qu'on écoute?
Lui : Baiser, c'est rien. qu'est ce que c'est bien. J'ai envie de vous embrasser. Et puis aussi j'aime quand tu pars.
Elle : J'ai soif comme si je buvais l'eau de mer. Tu t'y retrouves toi là? J'ai les yeux qui brûlent quand tu lances les cordes. Mais je les attrape pas au vol. Attends. Qu'est-ce que c'est loin quand t'es pas proche. Parfois dans ma tête ça déraille et je me mets en marche. Arrière! Mais je sais plus revenir sans perches.
Lui : Attache moi.
Je suce ta sève jusqu'à plus soif, tu mords ma lèvre à peine ouverte. Y'a un goût de sang dans ta bouche. C'est vous qui m'attachez à vous. Et si je me noie, on fait quoi?
Elle : Cette nuit j'ai failli disparaître. J'avais froid comme sur un iceberg. Ton lit, mais tu étais loin dans un rêve. J'ai pas compris tes mots soufflés. Au petit jour tu me raccroches, c'est plus moche. J'ai envie de crier tu vois, je ne veux pas que tu le saches, j'ai pas envie que tu me lâches. Mais je veux pas que tu m'étouffes. Et toi? Je veux pas tuer le coq dans l'oeuf. Je sais, il a de jolies plumes. Elles ont juste pas eu la place. Mais on peut aimer à moitié? Plusieurs, je sais. Il y aura toujours des suites. Il y aura toujours des fuites. Mais même que marcher sur un fil, sans se casser l'âme un peu, ça permet pas de respirer, on se crispe et ça donne. de drôles de crampes.
Lui, ses doutes : bouge avec moi. oui, comme ça.
Elle, bêcheuse : Vous me faites pas peur.
Je te bois comme si j'étais à sec. Tes sorties je les prépare toutes : je me répète. une ancre c'est pas une enclume. Juste un tout petit quelque part où poser son front qui déborde. Où s'amarrer par temps d'orage. Et puis qu'est ce que tu me fais rire. Quand tu t'énerves je prends le large, mais je ferme pas les écoutilles. Ca me submerge plus par mégarde. Je crois bien que tu m'apprivoises. C'est dur: avec toi je suis toute petite. J'ai si peur de me souvenir. Quand tu dis je suis là j'ai envie de crier très fort, tais toi, ne me mens pas, je veux pas que toi tu me manques.
Lui, un lit après une fête pleine de sens : Tu es morte de peur. Je crois que t'as encore plus peur que moi. Je ris même pas : t'es perspicace. C'est pas la trouille ni les blessures qui te guident. t'as pas d'oeillères idiotes, t'as soif de vivre même à demi mort. Parfois dans tous tes défis t'es K.O., déconfit. T'es cynique parce que t'attends trop. Je te dis même pas que tu es beau. Mais j'ai les mains bavardes.
Tu me dis en l'air de rien je crois que je suis amoureux de vous un peu. On fait l'amour de mieux en mieux. Tu dis chérie, ça vous agace? Tu me lâches pas toujours en plein jour. T'assumes tes traces, je vous en protège mais tu les places. Tu dis c'est dur de s'en cacher.
Elle : je vous laisse l'espace. j'ai rencontré cette autre femme. j'ai pas su revenir vers vous. c'était tellement loin tout d'un coup. vous m'avez manquée, et vous? elle, j'en sais rien mais fragile. je vous déleste : je suis pas passée par la fenêtre, tu m'as pas traquée c'est dommage, t'as attendu mais t'es parti en salades avec une autre, et pour moi c'était pas la bonne. blessure grave. tu me dis, mais, elle est même pas jolie! je t'encourage à ouvrir tes voiles, il faut pas avoir peur du vent. une amie-guide, mais une amante, est-ce que vraiment je sais faire ça? Pourquoi se trouver maintenant? Je te vois déjà t' agrandir et je t'y aide un peu, si on veut du bien à des gens, on les enferme pas n'est-ce pas? Je te dis, tu sais, si tu fais des rencontres qui te parlent, vis les. Je te dis pas ma peur de perdre, j'ai toujours fait ça, ça veut dire que ce qu'on vit est voulu. Les vrais joueurs jouent toujours leur vie. Et tu : mais tu survis, tu pardonnes? Pas toujours, non, mais je le sais pas à l'avance. Cette fille avec qui t'es allé voir la mer, quand pour une fois je t'attendais fort sans en trembler, si c'était une autre ce serait oui. Mais elle...non, on peut pas revivre la même chose, protège moi, je lui dis pas.
Lui, son corps qui m'enserre : Je ne veux pas que tu aies peur.
Tu me dis ton amour blessé pour celle, celle qui, elle tu la retrouveras un jour. Je sais et je t'écoute, ça me blesse pas, je sais pas si c'est bien pour toi, ce qui fait hurler c'est les mots qu'on tait et j'aimerais tant te dire merci, toi, tu parles. Quand tu fais ça tu me soignes, je savais pas que j'avais si mal encore. C'est pas une certitude, mais on est au moins trois dans ton petit lit. des fois. et tu dis : mon amour, à demi jour. quand tu fais ça je m'étrangle sans bruit, et t'étouffe à grands coups d'oreiller lesté, ou à mains nues, faudrait jamais dire ces mots là, ça fait mal comme du sel à vif sur les coupures, pourquoi mais pourquoi mais pourquoi tu les ouvres?
tu dis que t'as le droit un peu mais. je peux pas mourir plus. je me tais très fort mais tu devines, tu dis, vous êtes. un peu amoureuse de moi. de quel droit et à quel endroit? tu t'enfuis pas non plus pourtant. je sais pas si je veux, je peux. faire le poids. tu dis chérie, mais : j'ai pas dit que je te ferai des enfants. Tu dis trop, tu chemines à l'aveugle et tu tentes, tous tes mots sont vrais, flous, instantanés remis en question. Je sens quoi? Je sais ta peau qui s'amarre à la mienne, elles s'en disent tellement plus que nous. Rien, d'ailleurs, elles s'enclenchent et on les laisse faire. Ca s'invente pas la peau qui sied, tu dis. Dans tes bras je perds un peu le nord, mais je me demande pas où je vais :je pense plus. J'ai plus toujours envie de m'enfuir.
Lui : Je vais te manquer? Quelle question, ça se demande pas ça non mais. Je vais te manquer?
Tu dis si t'étais pas là, je paniquerai un peu c'est un détail. Futile et fataliste. Tu plantes un bisou dans mon cou, léger, tu pars loin, longtemps. 24 heures plus tard je suis à cran, mais je vais quand même pas attendre, t'es gonflé de faire ça de moi.
Elle (mots tus): Avec toi. Je veux être entière. Mais. ne nous brusquons surtout pas. vivons grand. il faut apprendre sa vie seul. Tu me manques, je suis bonne à rien sans savoir, j'attends sans oser espérer que tu craques, que tu fasses vibrer l'air distant que t'as pris en partant. Souvent tu le fais avant moi, mais cette fois, comme une marionnette je suis muette, manque ta voix. Et moi, je te manque un peu? T'es si occupé dans ton monde hors du monde, là bas, que je me prends pour une béquille que t'aurais jetée au placard. Fébrile, je m'active comme une fourmi hyperactive sous cocaïne, désorientée en plein cagnard, sur un macadam dégueulasse. Y'a rien qui marche, l'air marin me renvoie les tiens en pleine face, "veux tu avec moi, te casser la gueule?". Je voulais pas de ça pourtant, comment t'as fait pour aussi fort? Tu me rends mes distances quand je t'entrouvre du bout des doigts des gonds décatis, sans chaud ni froid: tu nourris un feu pour l'éteindre ? Je te demande rien tu disais, mais t'en dis plus. De vous à moi, pour qui étaient-ils ces mots là? J'ai pas pied et pour un peu là, c'est moi qui perdrais tes dédales. Je dévale en chute libre, on se reverra? j'en ai peur.
Elle (mots pas dits): Je m'étais même pas rendue compte que je m'effaçais par avance. Que je taisais plus que ma voix, et qu'elle aurait autant à en dire. Je déteste mon téléphone : il sonne pas. Je recule, acculée pour t'attendre sans rien t'en dire, je décale tout même l'essentiel, je t'ai perdu?
Prends soin de toi, je pense, j'espère que tout va bien. T'en doutes vraiment, fait l'autre, celle qui résonne dans le couloir, au fond de ma tête, prends soin des autres, et même de moi. dans ton appartement vide, j'ai laissé ce mot en suspens, penser à chercher. si on cherche pas on trouve pas. et dans ton living room, j'ai planqué un lapin qui se mange. bien posé derrière une enceinte. J'ai le rire livide : je déguste, mes douceurs ont le goût du large.
Elle : Tu sais, non, reste un peu, tu peux. Et même : jamais un premier soir. Seulement quand j'ai la vie en vrac. Tu dis aujourd'hui est fini, c'est enivrant et saoulant aussi, tu prends sans y toucher dans mon lit défait, tu t'égares et tu me rassures. Habillé t'es un peu perdu mais tu pars, il y a trop de jour très vite. Reste : ton odeur en pointillés dans les draps, et je t'ai même pas fait un thé, et puis on ne se connait pas. Vous avez oublié ton écharpe, harpon, moi il faut que je revoie l'autre. Je lui ai dit on se croisera, mais un mot ment, il est libre à contre-coeur, mais un moment c'est pas sans faims. Il me rappelle aussi et dit, tu joues? Non. Mais oui. Sa bouche. Et ton parfum en suspension, qui plane dans ma chambre noire.
Lui, ombrageux dans la lumière floue, sa chambre encombrée de décombres : Je pourrais mourir là ce soir. Dans vos bras ce serait pas si triste.
Mais merci bien pour le cadeau, un drôle de paquet tout piteux. Tu peux faire bien mieux.
Lui, dans son propre lit sans tâches : Tu sais, j'avais déjà pensé que j'aimerais vous y voir.
Et ton genou collé au mien, ils sont trois à avoir joué les coqs ce vieux soir laid, et puis si moi j'avais rien vu, à traquer leurs petites frontières. Tu lisais un livre : "Je t'aime", on en départage sur fond d'herbe quelques croyances contradictoires sur les tandems et leurs contrastes. Aux becs, la pipe. Mon amour muet, lui, du trop grand moment... se barre sans énoncer le bon soir, ivre de ses propres fuites (pas sans suites). Je décroche, l'appelle du bout des larmes sans rien dire, mais il ne colle pas. Capiteux comme un vent délétère. Piteux comme un trou en plein ventre.
Evidemment on se scotchera. Cap miteux, tout ça pour en mourir pas vite, sur des airs de vendetta mal avalée. Tu vis ça aussi toi, mais elle te donnera sans compter, elle te retient pas par la porte.
Lui : Tu es le genre de fille à ne pas appeler même si tu en as envie. Si je vous avais pas vue là, je vous aurais écrit...
Maybe. On va y aller à la mer.
Lui : Il n'y a pas de hasards.
Je sais bien que tu étais là pour me voir venir y boire, tu me l'auras dit plus tard.
Je surnage, rappelle l'autre, un autre, il manque. Je suis perdue moi, ta peau mais, et sur quel canot on embarque, et ton absente au fond du verre, t'es triste à mourir de soif tard.
Lui : Tu sais je suis un peu perdu. mais. Mords-moi.
Je sais, je sème et c'est la panique à bord mais je vais pas te faire du mal, hein, j'suis pas une fille à bâtir blanc, moi je suis un peu garagiste, tu parles, ça je sais y faire. Je dis pas c'est moi qui me casse, j'esquive, mais ces bleus là en laissent, des traces.
Lui : Tu as des amants? Et tu les as revus quand?
Je ris, pas nie. Je-mens-pas-tu-sais-j'
T'étais venu voir si j'étais là, un peu belle ou bien morte sous l'eau brûlante, t'as écopé d'une serviette blanche pas si nette.
Lui, aussi perdu qu'un naufragé en territoires pas reconnus : Tu sais, on est tout petits, là, on n'est pas tout seuls dans cette chambre. C'est mes valises.
J'ai jamais cru, tu sais-je sais. Qu'éparpiller las ses bagages, ça les rendait plus légers en somme. Tu déménages. Mais je cloisonne et on s'isole. Ta voix à travers ses parois me parle. S'emmêle. Parfois tu rêves que tu t'endors. Je coupe un fil de plus, j'uppercut et il réceptionne mais c'est mieux ainsi, je dis : amis, motus. Toi, t'as pas besoin de le savoir.
Tu dis : Vos bras. Tes bas. Mais j'ai pas de fondements tu sais.
Je glisse douceâtre sans y croire.
Lui, mâle adroit sur un fil de l'air: Votre rire me manque.
Touchée mais. Comment te dire que je te quitte, chaque fois que je mets pieds à terre? Je n'aime pas laisser les commandes, je veux que toi tu te diriges. T'as besoin de créer tes marques. Des cartes mais pas la boussole. Speach pas si cheap, on philosophe au petit jour.
Lui, lointain, une chambre chez des insulaires: Tu sais je suis pas amoureux, chérie.
On va y aller à l'amer. Moi je veux plus aimer personne. C'est ma bouche qui te sème en fast foods, je te livre et puis je repars. En sels! Puis tu me tues même à tâtons? Griffe tes marques. Parce que tu louvoies, t'erres dans ma peau. T'es odieux quand t'as la fringale.
Pas de pipeau, j'attends (sans piper) ni en avoir les airs que tu me siffles quand t'as le souffle court. J'accours que si tu fais la cour un peu, dans tes grandes pompes, j'attends que tu t'étendes. Ca tire, sur les cordes, on se mord? oh. Moi, ta petite pute restante. Le jour tu me lis des passages.
Elle : Vous. Ta peau.
Lui : vous êtes l'anagramme d'un ange. Pourquoi tu es si différente, selon l'éclairage?
Oui mais A face au vent ne pèse pas lourd et s'effeuille sans plumes. Je triche peu. T'es qui, là? Vous doutez tout le temps du pot et des roses. On se fait marcher. Sans trop se perdre? Je vous promène dans les rochers. Vous doutez jamais qu'on écoute?
Lui : Baiser, c'est rien. qu'est ce que c'est bien. J'ai envie de vous embrasser. Et puis aussi j'aime quand tu pars.
Elle : J'ai soif comme si je buvais l'eau de mer. Tu t'y retrouves toi là? J'ai les yeux qui brûlent quand tu lances les cordes. Mais je les attrape pas au vol. Attends. Qu'est-ce que c'est loin quand t'es pas proche. Parfois dans ma tête ça déraille et je me mets en marche. Arrière! Mais je sais plus revenir sans perches.
Lui : Attache moi.
Je suce ta sève jusqu'à plus soif, tu mords ma lèvre à peine ouverte. Y'a un goût de sang dans ta bouche. C'est vous qui m'attachez à vous. Et si je me noie, on fait quoi?
Elle : Cette nuit j'ai failli disparaître. J'avais froid comme sur un iceberg. Ton lit, mais tu étais loin dans un rêve. J'ai pas compris tes mots soufflés. Au petit jour tu me raccroches, c'est plus moche. J'ai envie de crier tu vois, je ne veux pas que tu le saches, j'ai pas envie que tu me lâches. Mais je veux pas que tu m'étouffes. Et toi? Je veux pas tuer le coq dans l'oeuf. Je sais, il a de jolies plumes. Elles ont juste pas eu la place. Mais on peut aimer à moitié? Plusieurs, je sais. Il y aura toujours des suites. Il y aura toujours des fuites. Mais même que marcher sur un fil, sans se casser l'âme un peu, ça permet pas de respirer, on se crispe et ça donne. de drôles de crampes.
Lui, ses doutes : bouge avec moi. oui, comme ça.
Elle, bêcheuse : Vous me faites pas peur.
Je te bois comme si j'étais à sec. Tes sorties je les prépare toutes : je me répète. une ancre c'est pas une enclume. Juste un tout petit quelque part où poser son front qui déborde. Où s'amarrer par temps d'orage. Et puis qu'est ce que tu me fais rire. Quand tu t'énerves je prends le large, mais je ferme pas les écoutilles. Ca me submerge plus par mégarde. Je crois bien que tu m'apprivoises. C'est dur: avec toi je suis toute petite. J'ai si peur de me souvenir. Quand tu dis je suis là j'ai envie de crier très fort, tais toi, ne me mens pas, je veux pas que toi tu me manques.
Lui, un lit après une fête pleine de sens : Tu es morte de peur. Je crois que t'as encore plus peur que moi. Je ris même pas : t'es perspicace. C'est pas la trouille ni les blessures qui te guident. t'as pas d'oeillères idiotes, t'as soif de vivre même à demi mort. Parfois dans tous tes défis t'es K.O., déconfit. T'es cynique parce que t'attends trop. Je te dis même pas que tu es beau. Mais j'ai les mains bavardes.
Tu me dis en l'air de rien je crois que je suis amoureux de vous un peu. On fait l'amour de mieux en mieux. Tu dis chérie, ça vous agace? Tu me lâches pas toujours en plein jour. T'assumes tes traces, je vous en protège mais tu les places. Tu dis c'est dur de s'en cacher.
Elle : je vous laisse l'espace. j'ai rencontré cette autre femme. j'ai pas su revenir vers vous. c'était tellement loin tout d'un coup. vous m'avez manquée, et vous? elle, j'en sais rien mais fragile. je vous déleste : je suis pas passée par la fenêtre, tu m'as pas traquée c'est dommage, t'as attendu mais t'es parti en salades avec une autre, et pour moi c'était pas la bonne. blessure grave. tu me dis, mais, elle est même pas jolie! je t'encourage à ouvrir tes voiles, il faut pas avoir peur du vent. une amie-guide, mais une amante, est-ce que vraiment je sais faire ça? Pourquoi se trouver maintenant? Je te vois déjà t' agrandir et je t'y aide un peu, si on veut du bien à des gens, on les enferme pas n'est-ce pas? Je te dis, tu sais, si tu fais des rencontres qui te parlent, vis les. Je te dis pas ma peur de perdre, j'ai toujours fait ça, ça veut dire que ce qu'on vit est voulu. Les vrais joueurs jouent toujours leur vie. Et tu : mais tu survis, tu pardonnes? Pas toujours, non, mais je le sais pas à l'avance. Cette fille avec qui t'es allé voir la mer, quand pour une fois je t'attendais fort sans en trembler, si c'était une autre ce serait oui. Mais elle...non, on peut pas revivre la même chose, protège moi, je lui dis pas.
Lui, son corps qui m'enserre : Je ne veux pas que tu aies peur.
Tu me dis ton amour blessé pour celle, celle qui, elle tu la retrouveras un jour. Je sais et je t'écoute, ça me blesse pas, je sais pas si c'est bien pour toi, ce qui fait hurler c'est les mots qu'on tait et j'aimerais tant te dire merci, toi, tu parles. Quand tu fais ça tu me soignes, je savais pas que j'avais si mal encore. C'est pas une certitude, mais on est au moins trois dans ton petit lit. des fois. et tu dis : mon amour, à demi jour. quand tu fais ça je m'étrangle sans bruit, et t'étouffe à grands coups d'oreiller lesté, ou à mains nues, faudrait jamais dire ces mots là, ça fait mal comme du sel à vif sur les coupures, pourquoi mais pourquoi mais pourquoi tu les ouvres?
tu dis que t'as le droit un peu mais. je peux pas mourir plus. je me tais très fort mais tu devines, tu dis, vous êtes. un peu amoureuse de moi. de quel droit et à quel endroit? tu t'enfuis pas non plus pourtant. je sais pas si je veux, je peux. faire le poids. tu dis chérie, mais : j'ai pas dit que je te ferai des enfants. Tu dis trop, tu chemines à l'aveugle et tu tentes, tous tes mots sont vrais, flous, instantanés remis en question. Je sens quoi? Je sais ta peau qui s'amarre à la mienne, elles s'en disent tellement plus que nous. Rien, d'ailleurs, elles s'enclenchent et on les laisse faire. Ca s'invente pas la peau qui sied, tu dis. Dans tes bras je perds un peu le nord, mais je me demande pas où je vais :je pense plus. J'ai plus toujours envie de m'enfuir.
Lui : Je vais te manquer? Quelle question, ça se demande pas ça non mais. Je vais te manquer?
Tu dis si t'étais pas là, je paniquerai un peu c'est un détail. Futile et fataliste. Tu plantes un bisou dans mon cou, léger, tu pars loin, longtemps. 24 heures plus tard je suis à cran, mais je vais quand même pas attendre, t'es gonflé de faire ça de moi.
Elle (mots tus): Avec toi. Je veux être entière. Mais. ne nous brusquons surtout pas. vivons grand. il faut apprendre sa vie seul. Tu me manques, je suis bonne à rien sans savoir, j'attends sans oser espérer que tu craques, que tu fasses vibrer l'air distant que t'as pris en partant. Souvent tu le fais avant moi, mais cette fois, comme une marionnette je suis muette, manque ta voix. Et moi, je te manque un peu? T'es si occupé dans ton monde hors du monde, là bas, que je me prends pour une béquille que t'aurais jetée au placard. Fébrile, je m'active comme une fourmi hyperactive sous cocaïne, désorientée en plein cagnard, sur un macadam dégueulasse. Y'a rien qui marche, l'air marin me renvoie les tiens en pleine face, "veux tu avec moi, te casser la gueule?". Je voulais pas de ça pourtant, comment t'as fait pour aussi fort? Tu me rends mes distances quand je t'entrouvre du bout des doigts des gonds décatis, sans chaud ni froid: tu nourris un feu pour l'éteindre ? Je te demande rien tu disais, mais t'en dis plus. De vous à moi, pour qui étaient-ils ces mots là? J'ai pas pied et pour un peu là, c'est moi qui perdrais tes dédales. Je dévale en chute libre, on se reverra? j'en ai peur.
Prends soin de toi, je pense, j'espère que tout va bien. T'en doutes vraiment, fait l'autre, celle qui résonne dans le couloir, au fond de ma tête, prends soin des autres, et même de moi. dans ton appartement vide, j'ai laissé ce mot en suspens, penser à chercher. si on cherche pas on trouve pas. et dans ton living room, j'ai planqué un lapin qui se mange. bien posé derrière une enceinte. J'ai le rire livide : je déguste, mes douceurs ont le goût du large.
Comme un Merlu dans son assiette folle
Cuisiner, vivre, danser, tout cela peut s'improviser, sans partition c'est encore mieux. Seule règle, ne pas en tirer sans déraison, mais être à l'écoute des sens qu'on y goûte...
pour 2, dans ton it-bag rouge en toile de tente
oignon : 1, rhubarbe : 1 tige, crème de coco : 1 brique/200ml, filets de merlu des mers du sud : 2-3, riz basmati, citron vert : 1, orange : 1, feuilles d'épinards : 1 poignée, laitue iceberg : 1/2, coriandre fraîche : quelques brins, avocat : 1, sésame et huile de sésame, huile d'olive, vinaigre de riz, paprica pour faire joli-joli autour de l'assiette...ad lib.
Merlu sweet'n'sour
D'abord, sortir une poêle du placard et faire revenir dedans la rhubarbe coupée en petits tronçons carrés dans dans 1 càc d'huile d'olive pendant quelques minutes pour que les parfums se libèrent. Ajouter ensuite 2-3 càs d'eau pour qu'elle ne caramélise pas. Recommencer si nécessaire en en mettant le moins possible pour qu'elle soit juste moelleuse à souhait. Ajouter 1 càc d'huile et l'oignon émincé finement, faire revenir. Couper les filets de merlu en dés et zester 1/2 citron vert. Ajouter le poisson, le laisser revenir un peu puis ajouter les zestes et le lait de coco, saler et laisser mijoter à feu doux encore quelques minutes. Faire cuire le riz pendant ce temps.
Salade acidulée
Emincer la laitue iceberg, ajouter les feuilles d'épinards, l'orange lavée et pelée, puis coupée en carrés, l'avocat coupé en dés, un peu de coriandre. Mélanger avec vinaigre de riz (1 càs), huile de sésame (1 càs), tamari ou sel de mer.
Dans l'assiette
Un peu de riz basmati (moulé avec ce que tu veux, darling : un bol à thé, un verre à dents, etc.) et parsemé de graines de sésame, une jolie portion de salade verte/orange, du poisson dans sa petite sauce, et si tu veux que ça déchire grave sa mère, un peu de paprica parsemé le long du bord de l'assiette. Bon ap'...
pour 2, dans ton it-bag rouge en toile de tente
oignon : 1, rhubarbe : 1 tige, crème de coco : 1 brique/200ml, filets de merlu des mers du sud : 2-3, riz basmati, citron vert : 1, orange : 1, feuilles d'épinards : 1 poignée, laitue iceberg : 1/2, coriandre fraîche : quelques brins, avocat : 1, sésame et huile de sésame, huile d'olive, vinaigre de riz, paprica pour faire joli-joli autour de l'assiette...ad lib.
Merlu sweet'n'sour
D'abord, sortir une poêle du placard et faire revenir dedans la rhubarbe coupée en petits tronçons carrés dans dans 1 càc d'huile d'olive pendant quelques minutes pour que les parfums se libèrent. Ajouter ensuite 2-3 càs d'eau pour qu'elle ne caramélise pas. Recommencer si nécessaire en en mettant le moins possible pour qu'elle soit juste moelleuse à souhait. Ajouter 1 càc d'huile et l'oignon émincé finement, faire revenir. Couper les filets de merlu en dés et zester 1/2 citron vert. Ajouter le poisson, le laisser revenir un peu puis ajouter les zestes et le lait de coco, saler et laisser mijoter à feu doux encore quelques minutes. Faire cuire le riz pendant ce temps.
Salade acidulée
Emincer la laitue iceberg, ajouter les feuilles d'épinards, l'orange lavée et pelée, puis coupée en carrés, l'avocat coupé en dés, un peu de coriandre. Mélanger avec vinaigre de riz (1 càs), huile de sésame (1 càs), tamari ou sel de mer.
Dans l'assiette
Un peu de riz basmati (moulé avec ce que tu veux, darling : un bol à thé, un verre à dents, etc.) et parsemé de graines de sésame, une jolie portion de salade verte/orange, du poisson dans sa petite sauce, et si tu veux que ça déchire grave sa mère, un peu de paprica parsemé le long du bord de l'assiette. Bon ap'...
mercredi 11 mai 2011
mercredi 4 mai 2011
Le fric, c'est chic
Toi aussi, avale tout, pour peu qu'on change le nom sur l'étiquette...Coming soon de chez nos cousins, la recette de l'eau qui se fume, du gaz super naturel et sans éco-impact.
mardi 3 mai 2011
Triste jeudi
Plonger dans l'écriture dense & à vif de Chloé Delaume, au bord de la mer, c'était de bon goût. Une main chafouine me tend ce livre sur ces quelques mots : les tiens ressemblent aux siens, va savoir. Puis le retire des miennes (un peu trop tendues sur le moment) et m'en fait la lecture à voix de basse. Pas fan de C. Millet du tout (ni de ses copines de vernissages), j'avais omis délibérément. Chatte, mais pas chienne, j'écoute, l'air contrit : prélèvements organiques par des biais on ne peut plus communs (notamment un micro-ondes revisité pour l'occasion, quoi, t'en as pas dans ta cuisine? ben non, et je trouve ça bête, ce passage), j'accroche pas tout de suite. Poursuivons : amour/haine (mouais, c'est banal: avec un peu de lithium, ça se soigne!) mal être intensif (soigneusement entretenu), c'est bordélique et d'une violence borderline inouie, précis, schizo, putassier, rythmique. Et drôle. En fait. Ah zut. C'est stimulant, l'écriture est fine, libre, a l'air orale et est minée de pistes sous-terraines. J'ai même du mal à suivre : cette femme, dans le texte, entre lettres classiques hors compét', troubles bipolaires et massages/âcres/experts au sous sol (et je m'étends pas sur Godard ni la fée Clochette), qui est-ce? Une fondue de Boris Vian. Tiens donc.
En scribouillant ce billet brouillon et en retard, une bien mauvaise nouvelle me pend aux tripes. Ce satori trop triste se passera de commentaires idiots : au déroutant jeune homme à vélo qui m'avait offert, entre deux balades et trois cassettes, ce premier Salinger, après un cours de philo. Il a laissé là Lou Barlow, ses carnets, sa guitare et repris la route. Du haut.
vendredi 22 avril 2011
sweet sweet meringues
Pas vraiment besoin de mixer mais à vos playlists, chialance suprême oblige, pour accompagner ces meringues douces-amères, régressives, au goût tout bêtement addictif. M'enfin et comment donc, faudrait se fatiguer mouchoir détrempé en main, le nez qui coule dans la guimauve molle? Et non! D'abord, parce qu'avec des poches sous les yeux rouges, en tablier, au moins on frise le total look. Ensuite, parce que c'est bien simple, quelques coups de fouet bien sentis et on peut leur faire un sort très très vite. Pour peu que Roméo ne rappelle pas tout de suite (c'est vrai, ça, il peut bien attendre une petite heure, ou juste au moins qu'elles refroidissent!)...de quoi rêver d'un soir de pluie, balancer Disney on acid et ressortir les vinyles "meurs dingue" tout pourris! Mmm...
trouver et/ou se procurer :
1 fouet, 4 blancs d'oeufs, 1 larme de sel, 250g de sucre (ou mieux : de sucre glace), les graines écrabouillées à grands coups d'une gousse de cardamome (ou 1/4 à 1/2 càc de poudre déjà ready)
Préchauffer le four à 110°C.
Fouetter les blanc de cocos en neige ferme (si, ça défoule) avec le sel, ajouter délicatement le sucre et la cardamome.
Déposer de petits tas sur du papier sulfu et enfourner pour 30 minutes à 1 heure, selon le temps passé au téléphone, la discographie et/ou le fondant désiré à coeur et la patience restante.
trouver et/ou se procurer :
1 fouet, 4 blancs d'oeufs, 1 larme de sel, 250g de sucre (ou mieux : de sucre glace), les graines écrabouillées à grands coups d'une gousse de cardamome (ou 1/4 à 1/2 càc de poudre déjà ready)
Préchauffer le four à 110°C.
Fouetter les blanc de cocos en neige ferme (si, ça défoule) avec le sel, ajouter délicatement le sucre et la cardamome.
Déposer de petits tas sur du papier sulfu et enfourner pour 30 minutes à 1 heure, selon le temps passé au téléphone, la discographie et/ou le fondant désiré à coeur et la patience restante.
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